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Kiwi

Connu en Chine depuis des millénaires, le kiwi est ramené en Nouvelle-Zélande en 1904. L’espèce y est améliorée et des plantations se développent. Dans la deuxième moitié du 20e siècle, le fruit est exporté en Amérique et en Europe. Encore exotique dans les années 1980, il est devenu depuis un fruit de consommation courante et se cultive un peu partout dans le monde. À côté du kiwi vert, d’autres espèces se développent.
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© Shutterstock / alexdrim

La conquête du monde

Le kiwi est originaire du sud-est de la Chine, où il pousse à l’état sauvage. Il est déjà mentionné dans des poèmes du 1er millénaire AEC. Sa culture est attestée à partir du 8siècle AEC. Il est amené en France une première fois dans les années 1740, sans susciter d’intérêt particulier. À la fin du 19siècle, des plants sont introduits en Europe, puis aux États-Unis, mais le kiwi reste une curiosité végétale et ne retient l’attention des botanistes que pour la beauté de sa forme.

La Nouvelle-Zélande le découvre en 1904 et va jouer un rôle décisif dans la diffusion de ce fruit, qui est alors appelé ‘groseille de Chine’. Une fois l’espèce acclimatée, les cultures se développent : les premières caisses de fruits arrivent en Angleterre en 1952. Comme il était difficile de promouvoir des ‘groseilles de Chine’ aux États-Unis en pleine guerre froide, le fruit est appelé kiwi, du nom de l’oiseau de la Nouvelle-Zélande.

Grâce à une campagne publicitaire intense dès 1974, le fruit connait une large commercialisation sur les marchés européens. Encore exotique et cher au début des années 1980, il devient un classique dans les années 1990. Sa richesse en vitamine C constitue sûrement un atout supplémentaire pour sa commercialisation. À la suite de la Nouvelle-Zélande, de nombreux pays se lancent dans la culture et deviennent d’importants producteurs : le kiwi s’est bel et bien acclimaté un peu partout dans le monde.

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© Shutterstock / Eric Isselee - Le kiwi, oisemau embléatique de la Nouvelle-Zélande

Les variétés d’une liane

Le kiwi appartient au genre Actinidia, une liane sarmenteuse, que l’on guide sur des treillages lors de sa culture. Le genre compte une bonne cinquantaine d’espèces, avec une grande diversité de fruits. On trouve des Actinidia à chair jaune, orange, verte, à épiderme lisse ou velu.

Les Néo-Zélandais ont obtenu des fruits de plus gros calibre par sélection. Le plus connu, le kiwi à chair verte dénommé Hayward du nom de son inventeur, a été mis au point en 1928. Il est pratiquement devenu synonyme de kiwi vert, même si d’autres variétés à chair verte existent et dominent nettement le marché international. Les professionnels se sont également mis à développer les kiwis à chair jaune, notamment en Chine. Depuis les années 2000, la variété néo-zélandaise Zespri Gold kiwifruit commence à se faire une place. Sa peau brune est presque lisse et sa chair jaune dorée a un goût légèrement acidulé.

Le kiwaï (Actinidia arguta) est une autre espèce d’Actinidia. Il a la taille d’une tomate cerise et se consomme sans être pelé. Le kiwi arctique (Actinidia kolomikta) supporte mieux le froid hivernal, c’est-à-dire jusqu’à -25°C, alors qu’il ne faut pas dépasser les -12°C pour les autres kiwis.

Une fois cueilli, le kiwi se conserve dans un endroit sec et frais pendant huit semaines. En dessous de 0°C, il peut se conserver entre quatre à six mois. Les récoltes en Nouvelle-Zélande se font au mois de mai, et les fruits sont importés durant l’été. En Europe, elles ont lieu principalement au mois de novembre : les cultures dans les deux hémisphères permettent un approvisionnement continu du marché.

Utilisations du kiwi

Le kiwi se consomme au naturel ou ajouté à différents desserts. Il peut décorer des hors-d’œuvre, des gâteaux ou des tartes et se marie même bien avec la viande, la volaille ou le poisson. Il se transforme en confiture et en alcool.

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© Shutterstock / GoneWithTheWind - Culture de kiwis