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Les régimes DASH et MIND

Dans la suite du développement de régimes de perte du poids, des régimes ciblant plus spécifiquement deux aspects de la santé sont étudiés à partir des années 1990 : la santé cardiovasculaire tout d’abord, la santé mentale ensuite. Adaptations du régime méditerranéen qui prône la consommation de légumes, de céréales complètes tout en réduisant celle de viande rouge, les régimes DASH et MIND font progressivement leurs preuves et sont de plus en plus validés scientifiquement.
CP019-03 Regime DASH MIND
© Shutterstock / TijanaM - Régime DASH et régime MIND : une alimentation pour la santé mentale et cardiovasculaire

Des spécialisations à visées médicales

Le régime DASH (acronyme de Dietary Approaches to Stop Hypertension) a été développé dans les années 1990 comme une approche nutritionnelle pour réduire l’hypertension, en complément d’une réduction de sel dans l’alimentation. Il se base largement sur les principes du régime méditerranéen qui favorise une alimentation riche en fruits et légumes, en produits laitiers à faible teneur de matières grasses, en fibres alimentaires solubles, en céréales complètes et en protéines de source végétale, tout en étant pauvre en acides gras saturés. Les auteurs notent particulièrement la richesse de ce régime en potassium. Le régime DASH est largement reconnu par les professionnels de la santé comme un moyen efficace de réguler la tension artérielle, et est recommandé pour cela par l’American Heart Association. Ainsi, par rapport à un régime témoin, dont la teneur journalière en sel de table est déjà réduite à 8 grammes, le régime DASH réduit significativement les tensions artérielles systolique et diastolique chez des personnes hypertendues (de 11 et 5mmHg respectivement) mais également chez des personnes normotendues (de 3 et 2mmHg). Outre son impact sur la santé cardiovasculaire, le régime DASH est maintenant considéré comme un des régimes les plus appropriés pour le maintien d’une bonne santé, en adéquation avec les recommandations des offices de santé publique.

Le régime MIND a été développé par l’équipe de Martha Claire Morris qui publie les premiers résultats en 2015. Ce régime repose, lui aussi, sur les principes du régime méditerranéen et rebondit sur le régime DASH, en donnant une place prépondérante aux produits et ingrédients susceptibles de favoriser la santé cérébrale, d’où son nom MIND, acronyme de Mediterranean-DASH Intervention for Neurodegenerative Delay. Dans le régime MIND, une liste de 10 produits sont mis en avant : les légumes verts (épinards, laitue, haricots verts) et autres légumes, les fruits à coque (noix, noisettes, amandes), les baies (framboise, groseille, myrtille), les haricots secs, les céréales entières, les poissons et volailles (occasionnellement), l’huile d’olive, et même le vin, avec modération. Sans interdiction, ce régime recommande par contre de restreindre la consommation de cinq types d’aliments : les viandes rouges, le beurre et les fromages gras, les pâtisseries et les aliments frits. Une restriction qui n’est pas une interdiction, il est ainsi recommandé de ne pas consommer plus de quatre portions de viande rouge par semaine, ou encore cinq pâtisseries. Ce qui laisse un peu de place à la liberté de goûter à ses mets préférés, évitant ainsi d’engendrer de trop fortes frustrations.

Ce régime MIND montre quelques résultats prometteurs concernant à la fois l’objectif de maintenir une bonne santé mentale que comme moyen de conserver un bon état de santé général. Des études larges et à long terme seront toutefois nécessaires pour établir avec une plus grande certitude l’impact positif de ce régime.

Comme dans le cas du régime méditerranéen, les régimes DASH et MIND sont relativement aisés à suivre, et les taux d’abandon sont plus faibles que pour des régimes plus restrictifs ou exigeant de profonds changements comportementaux.

Les régimes DASH, MIND et méditerranéen n’excluent aucun groupe de nutriments. Ils en recommandent différentes sources et en rectifient les proportions, s’approchant ainsi des recommandations nutritionnelles internationales. Ces régimes font donc toujours de la place aux féculents (hydrates de carbone qui sont dégradés en sucres), aux protéines et aux lipides, à l’inverse d’autres régimes qui mettent en avant une restriction ou une promotion forte de l’un des groupes. Ainsi les régimes Dukan et Atkins réduisent drastiquement la part des féculents et des lipides, à la faveur des protéines, et le régime paléolithique restreint fortement les féculents aux profits des lipides et les protéines. Bien que de tels déséquilibres puissent avoir des effets bénéfiques à court terme, notamment sur une perte de poids, leurs effets à long terme sont fortement mis en question par la communauté scientifique.