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Packaging – information

Au fil des siècles, les textes présents sur l’emballage deviennent de plus en plus importants au fur et à mesure que les produits eux-mêmes deviennent de plus en plus complexes. Le développement de la société marchande, l’industrialisation et l’arrivée du libre-service obligent l’emballage à se réinventer : d’une simple ‘peau’ qui protège et conserve, il devient un médium parlant qui, aujourd’hui, obéit à une codification stricte soumise aux lois.
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© Getty Images / Bloomberg - Rayon frais dans un supermarché bernois, Suisse

De l’Antiquité aux années 1920

Hormis le rôle de contenir le produit, le conserver et le protéger durant le transport, l’emballage comporte une autre fonction qui est celle d’informer le consommateur sur le contenu, sur l’identité du producteur et sur l’origine du produit. Dans l’Antiquité, les amphores, considérées comme les boîtes de conserve de l’époque, sont habituellement marquées de mentions sommaires (nom, initiales, dessins) qui renseignent sur son contenu et sa provenance, voire même sur la qualité du produit. Au Moyen Âge, on assiste à l’essor du langage héraldique adopté par les corporations d’artisans. Elles apposent des blasons sur leurs emballages à titre de sceaux de garantie de qualité et de provenance sûres du produit. La marque au sens moderne de symbole du produit apparaît dès le 16e siècle. Mais, c’est à la révolution industrielle du 19e siècle que l’on doit une rapide évolution et multiplication du marquage des emballages grâce au développement de la grande distribution dès les années 1850. L’arrivée du libre-service et des supermarchés dès les années 1920 en Occident, change l’attitude du consommateur face aux produits de plus en plus nombreux et la face des produits eux-mêmes. Ces derniers doivent désormais se vendre via leur emballage seul : informer devient tout aussi important que conserver. L’emballage devient un médium d’informations, entre le producteur et le consommateur, censé ‘parler’ et convaincre.

Législation du marquage des produits alimentaires

En 2003, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l’étiquetage nutritionnel afin d’aider le consommateur à faire des choix alimentaires avisés. Les producteurs doivent désormais se conformer à des directives strictes en la matière. L’ajout d’autres informations est permis à moins que celles-ci n’induisent pas en erreur. En Suisse, l’ordonnance sur l’étiquetage et la publicité des denrées alimentaires (OEDAl) dicte les dispositions légales. Ainsi un emballage alimentaire type en Suisse comporte, entre autres, seize mentions :

les informations nutritionnelles ;

la liste des ingrédients ;

les données de conservation (au frais, etc.) ;

la liste des allergènes présents ;

la dénomination spécifique ou la description précise du produit avec ses particularités (« contient du sucre »,« allégé », etc.) ;

les instructions sur la manière de consommer le produit (cuit, cru, etc.) ;

la marque d’identification obligatoire pour les producteurs d’aliments d’origine animale ;

la déclaration de quantité ou du volume total du produit contenu dans l’emballage ;

l’adresse du fabricant et le pays de production indiquant la provenance ;

la date de péremption ;

le code-barres, identifiant électronique du produit ;

les symboles (sans gluten, etc.) comme garanties de contrôle et d’approbation ;

les allégations nutritionnelles et de santé ;

les illustration(s).

Image de fruits et allégations

En Suisse, les images de fruits sont autorisées uniquement si le produit en contient. Quant aux allégations de santé, elles doivent être scientifiquement prouvées et figurer dans la liste légalement admise, ou alors l’ingrédient bénéfique doit être présent en quantité non négligeable. Par exemple, « enrichi en calcium » est autorisé si 100 ml de produit couvrent au moins 15% des besoins journaliers. Les allégations nutritionnelles sont également soumises à la loi. Marquer « valeur énergétique réduite » n’est autorisé que si la valeur énergétique du produit light est réduite d’au moins 30% par rapport au produit de base.