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Escalade

Chaque 12 décembre se déroule à Genève la célébration de l’Escalade en souvenir de l’attaque de la Cité par les troupes savoyardes en 1602. Cette fête réunit les Genevois autour d’une commémoration, d’un repas et d’une marmite en chocolat.
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©Wide World Photos - Fabrication de marmites en chocolat pour la fête de l’Escalade, 1936, Genève

La bataille et la légende de Mère Royaume

À l’aube du 12 décembre 1602, le duc Charles Emmanuel Ier et ses troupes attaquent la prospère ville de Genève, longtemps convoitée par les Savoyards. Pris par surprise, les soldats genevois ripostent et parviennent à refouler l’ennemi qui escalade les murailles de la cité de Calvin. Cette bataille est aujourd'hui commémorée sous le nom de fête de l'Escalade qui se déroule à la même date.

La légende fondatrice de la fête raconte qu’en plein affrontement, une femme, appelée Mère Royaume, renversa sur les troupes ennemies une marmite de soupe de légumes de saison de la région (notamment choux, oignons, raves, navets, et poireaux). La marmite devient le symbole de l’Escalade et est associée à la commémoration de l’événement dès le 17e siècle.

Repas de fête

La fête de l’Escalade est célébrée autour du 12 décembre, uniquement dans la ville de Genève. Aujourd’hui, les habitants se réunissent lors d’une course, d’une parade nocturne et de feux de joie pour fêter ensemble la défaite des Savoyards. Quant au repas de fête, au 19e siècle, il est habituel de voir sur les tables des familles genevoises une dinde farcie, des cardons genevois avec, parfois, une soupe au riz. Aujourd’hui, on clôt le repas de fête en brisant la marmite en chocolat qui déverse alors son contenu de légumes de massepain, bonbons et pétards. Le repas familial étant quelque peu délaissé de nos jours, les écoles ont repris le flambeau, en proposant aux enfants de manger la soupe et la marmite en chocolat pour honorer la légende de Mère Royaume.

Marmite-bonbonnière

La marmite-bonbonnière n’apparaît pas avant 1870. Le chocolat étant une denrée onéreuse au 19e siècle, elle est d’abord confectionnée en nougat et devient peu à peu l’emblème de la fête. Ornée de l’aigle et de la clé des armoiries genevoises, la marmite que l’on brise à la fin du repas est désormais faite en chocolat et est remplie de légumes en massepain, ainsi que de bonbons et des pétards.