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A propos de la Fondation
Rites & Fêtes
Nouvel An chinois à Shanghai
14
mai
2014
Yunlong Song
À Shanghai, la famille Song confectionne des raviolis chinois et d’autres plats savoureux. Nous les regardons faire.
©Yun Long Song

Yunlong Song vit en Suisse, ses parents vivent à Shanghai. Tous les ans, il retourne en Chine pour célébrer en famille la fête traditionnelle du printemps. Également nommée Nouvel An chinois, la fête du printemps, ou chunjie, est la fête la plus importante de l’année pour les Chinois. La date en est fixée chaque année en fonction du calendrier chinois traditionnel (calendrier lunaire ou nongli) ; la fête tombe toujours en janvier ou en février. Presque tous les Chinois rentrent alors chez eux, chez leurs parents, pour fêter le Nouvel An avec toute la famille. Cela donne lieu chaque année à des migrations massives que rapportent les médias, les avions et les trains étant alors pris d’assaut.

À l’occasion de la fête du printemps, chaque famille prépare un repas traditionnel qui change du quotidien. Les plats privilégiés comportent du poulet, du canard et du poisson de sorte que l’on trouve au menu quelque chose qui vit sur la terre, dans les airs ou dans l’eau. Pour les Chinois, cela traduit l’espoir que la vie soit riche et variée au cours de l’année qui va commencer. Par ailleurs, à Shanghai, le gâteau de riz du Nouvel An est un incontournable. Cela produit en même temps un jeu de mots car les termes pour «gâteau» et pour «grandir» se prononcent de la même façon: gao. Et quand on parle du «gâteau du Nouvel An», cela sonne un peu comme des vœux de «croissance pour l’année nouvelle»: on espère un meilleur salaire, de l’avancement professionnel ou même tout simplement que les enfants grandissent bien.

Garnir ensemble les raviolis (jiaozi) est une activité également incontournable à la veille de la fête du printemps. On confectionne d’abord une pâte à base de farine que l’on garnit d’une farce composée de viande, d’œufs, de crevettes ou de légumes de saison. Selon la coutume, les jiaozis sont cuits dans l’eau puis trempés dans un mélange de vinaigre, de sauce de soja, d’huile de sésame et d’ail haché juste avant de les manger.            

Les jiaozis du Nouvel An sont farcis d’ingrédients hautement symboliques. Ainsi, les cacahuètes symbolisent une longue vie, les dattes, la douceur, et les marrons, la chance. On peut même cacher des pièces de monnaie dans la farce pour que celui qui mord dedans soit riche dans l’année et que ses affaires prospèrent. Tout le monde veut bien sûr un ravioli avec une pièce mais il faut faire attention en mangeant et mâcher prudemment pour que la bénédiction ne se transforme pas en malédiction !

Avant de commencer le repas, tous les plats du dîner de réveillon doivent être offerts en sacrifice sur l’autel domestique des ancêtres et des esprits. Selon la date, il existe diverses consignes très strictes pour appeler ou congédier les esprits.

C’est ma sœur aînée qui a organisé le repas du réveillon de cette année. Elle a réfléchi longtemps à l’avance aux plats du dîner et fait les courses nécessaires, en tenant compte des goûts de toute la famille. Et puis le soir, elle a fait la cuisine.

 
Yunlong Song

Photographe, cinéaste

Yunlong Song est né à Yantai, R. P. de Chine. Il a étudié l’arabe, les relations internationales et le journalisme à l’Université des langues étrangères de Pékin. Il a obtenu sa maîtrise en études cinématographiques à l’Université des arts de Zurich. Depuis 2008, il est impliqué dans de nombreux programme d’échange au sein de l’université suisse et travaille à des ateliers interculturels et à des projets artistiques.

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