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Au Musée

Atelier gaufre et compote

Course d’école gourmande à l’Alimentarium. ©Nicolas Jutzi

Comme 800 autres établissements de Suisse qui participent gratuitement au projet « fit4future », une école de la Brévine a adressé sa demande à la Fondation Cleven pour être invitée à prendre part à l’un des ateliers de cuisine de l’Alimentarium. Depuis 2005, « fit4future », un programme trilingue actif dans tous les cantons, contribue à la promotion de la santé chez les enfants et vise à influencer durablement leur mode de vie. En Suisse, plus de 150 000 écoliers du primaire, leurs parents et leurs enseignants bénéficient gracieusement du projet. Voici les impressions de Rémi*, qui a participé à l’atelier.
 

Les mains à la pâte

Fabienne et Cécile, les animatrices, nous ont accueillis dans le hall et nous ont demandé laquelle des deux classes était la plus sage. Comme c’était nous, on a commencé tout de suite par la cuisine. Chic ! On a formé des équipes et avant tout, on s’est soigneusement lavé les mains. Puis on a enfilé le tablier rouge des cuisiniers, il se lace comme un gilet de sauvetage : on fait le nœud devant. Au menu, c’est la gaufre et sa compote de fruits de saison. Fabienne nous a dit qu’il y avait un ingrédient secret… mais chut ! c’est un secret.

Cécile nous a amené du jaune d’œuf dans un petit verre, ça ressemblait à du jus d’orange. On l’a fouetté avec le sucre, ça s’appelle blanchir. Effectivement, au bout d’un moment, le mélange est devenu blanc. Alors on a ajouté du beurre fondu, puis le lait et quelques gouttes de jus de citron.

Ensuite, Fabienne nous a expliqué ce qu’étaient les matières sèches : la farine, la poudre à lever et le sucre vanillé. On les a mélangées et ajoutées toutes en même temps au liquide et on a bien remué pour qu’il n’y ait pas de grumeaux.
 

Je donne ma langue au chat

Fabienne nous a montré sa petite herbe secrète. Elle avait de toutes petites feuilles rondes. On a tous senti chacun à notre tour. Ça fait penser à du citron, mais je ne connaissais pas. Mélanie* a dit : « C’est du thym citronné, ma maman elle fait du thé avec. » On en a mis quelques feuilles dans la pâte.

Pendant que l’appareil à gaufre chauffait, on a incorporé les blancs d’œufs battus avec un genre de spatule qui s’appelle une langue de chat, c’est super drôle comme nom ! La louche qu’avait préparée Fabienne contenait exactement la bonne quantité pour une gaufre. Trop facile ! Chacun a ajouté de la pâte, on a fait un compte à rebours et on a fermé tous les appareils en même temps. La durée de cuisson est de cinq minutes. On a vérifié l’heure sur la pendule. Pendant ce temps-là, on a commencé à préparer la compote.

D’abord on a équeuté les fraises avec un petit couteau, puis on les a coupées dans la longueur en faisant un tunnel avec les doigts pour ne pas se blesser. Et finalement, on a fait des petits dés.

Mais vite ! L’heure c’est l’heure, il a fallu sortir la gaufre en faisant bien attention de ne pas se brûler. Oh ! Dans un des groupes, elle est restée collée sur le couvercle. Ils ont cru qu’elle avait disparu ! On a reversé de la pâte pour faire une autre fournée.

Après on a fait des petits dés de pommes. Dans la casserole, Cécile a ajouté aux fruits coupés un peu d’eau et une cuillerée de sucre. Oh ! C’était déjà le moment de sortir la deuxième série de gaufres. Est-ce qu’il restait assez de pâte pour en faire encore une ? Même une seule, ça serait tellement bon. Avec la langue de chat, on pouvait racler les bords et en récupérer.

Pendant que la compote finissait de cuire, on a préparé un carton avec notre nom pour emporter les gaufres. « Et si j’écrivais maman ? C’est bientôt sa fête. » « Ah, mais non », dit la maîtresse. « Parce que si tout le monde fait comme toi, alors on ne saura pas quel carton est à qui, puisque nous avons tous une maman. »

Coup de feu en cuisine

Tout à coup, les casseroles se sont mises à fumer et les dernières gaufres étaient prêtes. Vite vite ! C’était le coup de feu en cuisine ! Heureusement que Cécile, Fabienne et la maîtresse étaient là pour nous aider. Cécile a rajouté discrètement l’ingrédient magique pour la compote de fraises : un tout petit peu de vinaigre balsamique, mais chut ! c’est aussi un secret !

Pendant qu’on rangeait, Fabienne nous a expliqué que les gaufres sont une recette très ancienne et que même les Vikings en faisaient. On le sait, car on a retrouvé les fers. Elle a ajouté qu’on pouvait donner des goûts à la pâte à gaufre, avec de la cannelle par exemple. Il existe d’autres pâtisseries qu’on fait de la même manière, comme les bricelets. Ah ça je connais ! Ma mémé m’en a fait goûter !

Fabienne a dit que les alvéoles des gaufres ressemblaient aux rayons d’une ruche, mais moi je n’étais pas de son avis. La maitresse en géométrie, elle nous a appris que dans une ruche c’étaient des hexagones et pas des carrés.

Et voilà, on avait fini ! Alors on est allés jouer et l’autre classe est venue cuisiner. 

À la fin de la journée, on est tous repartis avec notre carton de gaufres. On était très fiers! Dans le train qui nous ramenait jusqu’à la Brévine, on avait la tête et le cœur pleins de souvenirs et de bonnes odeurs.

Les ateliers de l’Alimentarium accueillent les groupes tous les jours de l’année. Sept animateurs se relaient pour donner vie aux ateliers dédiés. Le menu proposé aux classes est adapté à l’âge des enfants. Souvent les enseignants aident, surtout si les écoliers ont moins de 6 ans, car ils sont moins autonomes.

L’Alimentarium accueille aussi des groupes pour des anniversaires ou des ateliers parents-enfants. Par exemple, la gaufre et sa compote de fruits de saison sont aussi déclinées selon la formule « Viens je t’invite »1, dans laquelle un adulte et un enfant cuisinent ensemble. Lorsque l’atelier a lieu le matin, les groupes préparent le repas de midi. 

Katell Bosser
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Lausanne, CH

Katell Bosser a fondé K etc – L’agence de rédaction en 2009. Avec son équipe, elle crée du contenu rédactionnel pour les entreprises. D’une curiosité insatiable, elle cumule les diplômes et les fonctions comme d’autres les souvenirs de vacances. Licenciée en sciences de la communication et spécialiste en relations publiques, elle est aussi permacultrice, restauratrice, infirmière, formatrice, mentor et mère de famille. Sa passion du moment ? L’évolution des formes d’apprentissage grâce au numérique.

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